Accueil

Chapitre 6 - Histoire de l’Assemblée galactique


Le major MacLambert avait réuni la plupart des Megas d’origine terrienne. II s'efforça d'obtenir le silence. Puis il prit la parole : "Lors de la précédente séance, nous avons parlé de matériel et autres problèmes d'intendance. Aujourd'hui, je voudrais vous rappeler certains points d'histoire et quelques données actuelles sur les planètes de l'Assemblée galactique. Pour une fois écoutez-moi bien, cela pour­rait vous être utile lors d’une prochaine mission.

6.1.1 Première Assemblée galactique

Norjane est un monde à classer à part dans le catalogue des 500 000 planètes habitées recensées dans chacun des 2 533 univers connus. Le tempo de QF1-0001 fut constamment rapide. Et c'est sur la Norjane de l'univers QF1-0001 qu'est née la Guilde des Megas, vers –17 000 selon notre calendrier chrétien. A une époque remontant à notre antiquité, le premier Mega découvrit l'art de voyager dans les univers parallèles, et ses successeurs commencèrent à explorer les univers proches de QF1-0001, offrant ainsi à leur civilisation une ouverture d'esprit sans équivalent. Il en découla une rapide évolution technique. Les habitants (humanoïdes) de notre Norjane furent inventifs, et leur progression technologique est aujourd’hui l'une des plus rapides.
Les Norjans partirent donc vers les étoiles, à la découverte de leur univers, vers l'an –16 500 de notre ère : ce fut la Première Expansion. Des civilisations humaines et même non humaines (Ganymédiens) furent contactées, et la première Assemblée Galactique vit le jour en 15 800 av. J.-C. La Terre fut visitée, mais laissée à son sort. Après deux millénaires de relative stabilité, les guerres, le désintérêt, les dissensions sur fond de crise économique et d’incommunicabilité s'amplifièrent.
En –13 400 eut lieu l'Effondrement. La volonté hégémonique d'une famille régnant sur des centaines de mondes, les Warnaheng-Périss, s'opposa aux autres familles mineures et aux planètes libres en une guerre qui perdit vite tout but de profit pour devenir la lutte à mort de deux camps assoiffés de combat. La guerre de la Mort Blanche et Bleue fit péricliter ce qui fut certainement la plus belle civilisation technologique qui ait jamais existé.
A cette époque, la Guilde ne comptait que des Megas natifs de Norjane, à peine quelques centaines, et ne put s'opposer à ce conflit autodestructeur. Durant les trois mille ans que dura l'Effondrement, Norjane ne perdit ni les secrets de sa technologie, ni son unité planétaire. Mais toutes ses colonies régressèrent.

6.1.2 Seconde AG

Vers –10 500, de nouvelles races (toujours plus ou moins humanoïdes) rencontrées sur la frange de l'ancienne AG redonnèrent un peu d'élan à l'esprit fédérateur. D'anciennes provinces de la Première Assemblée, constituées de quelques dizaines de systèmes, reprirent les échanges, et ces provinces s'associèrent en une Seconde Assemblée Galactique, nommée Confédération des Mille Planètes. Elle fonctionna réellement bien durant seize ou dix-sept siècles, puis se disloqua par un étrange phénomène d'usure, de démotivation. Vers 8 800, les provinces se replièrent sur elles-mêmes, se désintéressant des voyages, de la nouveauté et de tout esprit d'aventure. Des planètes entières régressèrent tant en civilisation qu'en nombre d'habitants.
Les locaux de l'Assemblée galactique furent désertés et oubliés. Seuls quelques grands centres, quasi déserts, abritaient encore une activité fantomatique, conservant un faible lien entre les provinces devenues des îles lointaines…
Durant cette période, à la suite de plusieurs drames, les Megas furent réduits à une poignée d'agents, dont l'activité se borna à protéger l'héritage de la Guilde et à ne gérer que les plus graves des problèmes du continuum. Les Norjans vécurent une vie confortable, calme et fade, tandis que les Terriens découvraient la civilisation.

6.1.3 Troisième AG

Vers –5 000, la rencontre de vaisseaux talsanits (humanoïdes) avec des éclaireurs berkagh (insectoïdes) déclencha une paranoïa qui ressouda à la vitesse de la lumière l'ancienne alliance. Malgré des heurts durant plusieurs siècles, la rencontre des deux civilisations galactiques ne dégénéra pas en guerre cosmique bipolaire, mais en une troisième Assemblée Galactique, nommée aussi Grande Fédération. Cette fois, Norjane joua en tant que planète un rôle discret de simple adhérent à l'AG, indépendamment de la Guilde des Megas qui se fit plus discrète tout en réparant et agrandissant sa toile de points de Transit à travers l'univers, et surtout en cherchant, pour la première fois de son histoire, si des Megas latents n'existaient pas hors de Norjane.
Les voyages interstellaires reprirent, les contacts se renouèrent et l'histoire recommença, faite de relations commerciales, de guerres et d'explorations souvent fantastiques, parfois tragiques, toujours passionnantes. Toutefois, en considération du sort des planètes qui s'étaient littéralement laissées mourir d'ennui au cours de la Seconde AG, la Terre, comme d'autres planètes en développement constant fut laissées à l'écart de cette période extraordinaire, sa dynamique interne ne devant pas être bouleversée par le contact avec une AG à la fois active et fataliste, et surtout vieille de quinze mille ans d'expérience. Il est toujours interdit de s'y poser aujourd'hui. Seuls de hauts observateurs de l'AG (et les Megas) peuvent s'y rendre, dûment pourvus d'une autorisation de l'Assemblée Galactique, à fin d'études (et de recrutement).

6.2 Chronologie Galactique

Sol III 
DCG Evénements Majeurs
-65 430 -48 284 Premier voyage spatial habité hors système solaire (Planète Dellera)
-59 422 -42 436 La Guerre de la Malédiction
-44 046 -27 470 La Guerre des Ducs
-43 653 -27 088 Création de l’Empire Haln
-28 718 -12 551 Fin de l’Empire Haln
-17 019 -1 164 Création de la Guilde des Megas sur Norjane
-16 543 -701 Première Expansion Norjanaise
-15 823 0 Création de la Première AG
-13 468 2 292 L’Effondrement (fin de la 1e AG), Guerre de la Mort Blanche et Bleue
-10 564 5 119 Confédération des Mille Planètes (Seconde AG)
- 9 373 6 310 Première Guerre Positronique (l’apparition de « l’Unique »)
-9 082 6 601 Deuxième Guerre positronique (ou révolte des robots)
-8 819 6 817 L’Hiver des Etoiles
- 8463 7 360 Troisième Guerre Positronique (guerre d’émancipation des IA)
-5 103 10 434 Découverte de la première civilisation insectoïde, les Berkaghs
-5 012 10 523 Création de la Troisième AG, la Grande Fédération
0 15 401 Début de l’ère chrétienne sur Sol III
560 15 946 Proclamation de L’Empire Cruise
782 16 162 Première Guerre Cruise-AG
1 895 17 245 Seconde Guerre Cruise
1 987 17 335 Troisième Guerre Cruise
1 986 17 334 L’Ordre Nouveau d’Hans Petersen
1 989 17 337 "
1 990 17 338 Guerre Sjils
1 992 17 340 "

 

6.2.1 Premier voyage spatial habité hors système solaire

Il a été retrouvé, sur la planète Dellera, des traces d'une mythique civilisation talsanite qui aurait atteint le stade du voyage spatial. Elle serait même à l'origine de toutes les civilisations talsanites de l'univers. Mais il ne s'agit sans doute que d'une légende...

6.2.2 La Guerre de la Malédiction

On ne sait quasiment rien de ce conflit en dehors des mentions qui en sont faites dans les archives haln de l’époque Ducale. Il apparaîtrait toutefois que cette guerre fut en relation avec la découverte dans la galaxie du voyage interstellaire et mena à l’ascencion des Ducs.

6.2.3 La Guerre des Ducs

Les sources directes concernant la période dite ducale (-40 000/26 867 DCG) sont peu nombreuses et les recherches menées par l’Institut de xénoarchéologie sur ce sujet se sont surtout développées seulement dans les 50 dernières années grâce a la participation des Halns qui pour une raison inconnue ont ouvert une partie de leurs archives "miraculeusement retrouvées"... On connaît actuellement une quinzaine de sites, dont certains sont déjà exploités à des fins touristiques et culturelles, d’autres sont encore en cours d’études. Une dizaine d’autres ont été repérés lors d’une campagne de prospection effectuée en 19 159 par le Pr. Herbert von Grabün. On ne connaît que très peu d’artefacts ducaux sur le marché (officiel comme officieux) et leurs prix sont exorbitants (en centaines de milliers d’orgwills).

La région du Noyau Galactique, en raison de sa forte densité en systèmes solaires, vit se développer de fructueux échanges commerciaux entre les différentes races détentrices du voyage interstellaire. Cette activité d’échange fut très avantageuse pour le développement technologique, les échanges d’idées et de matériaux.

Le caractère cosmopolite (on pense à plus d’une trentaine de races différentes) favorisa à la fois les échanges culturels, mais également la compétition et les tensions qui paraissent se développer à la fin des 5 premiers millénaires de la Période (env. – 34 000 DCG) alors qu’on retrouve sur les sites étudiés le développement d’architectures militaires complexes et bien organisée. Selon les archives haln (à cette époque une des races ducales), cette période voit les Ducs, ces potentats locaux, user de leur puissance commerciale pour entrer dans une période de compétition sans pitié. Certains États, dont celui des Haln, dont le pouvoir s’établit sur des principes sociaux ou religieux (castes, noblesses, etc.) s’opposent alors à ceux dirigés par des oligarchies marchandes. Il semble que les 2000 dernières années voient les Ducs s’entre-déchirer pour le contrôle des routes commerciales et le monopole de produits rares. La fin de l’époque ducale reste un mystère sur lequel les archives haln elles-mêmes sont peu loquaces, étant formulées la plupart du temps sous forme de textes mythiques ou religieux.

6.2.4 L'empire Haln

Un texte transcrit par le professeur Milse Kaltanir traduit pour le mieux la façon dont les Halns jugèrent leur propre ascension :

«EXTRAITS DU RAPPORT DE MELG KRA’AN, OFFICIER SUPÉRIEUR DU SECTEUR DE BIOLOGIE MILITAIRE IMPÉRIALE»

Bibliographie : KALTANIR, Milse, 88 : "Justice Impériale chez les Halns", Journal de la xénoarchéologie, Tome 256489, Vol MDCCVII, n° 35, Université de Central Majoris.

Notes du Pr. Milse Kaltanir : les archives impériales font état souvent référence à la période de création de l’Empire Haln comme celle dite de la Glorieuse Ascension.

"Jusqu’à cette fière période, les Duchés du Noyau Galactique, secondés par leurs vassaux de la Périphérie, se livraient une guerre sans merci."
"Cet affrontement était fondé sur les prétentions politiques, économiques, sociales et religieuses de chacune des races spatiales présentes dans le Noyau. Ces races s’étaient érigées, à la suite des Accords de Mosaïaca, en Duchés Indépendants après la terrifiante Guerre de la Malédiction, où les Immondes Brenany avaient étés vaincus par leurs esclaves et par la volonté de Werg-Haln, le grand dieu."
"Les Duchés avaient prospéré durant des éons, tissant leurs tissus de complots, d’assassinats, de trahisons, d’alliances temporaires tout au long de la période, jusqu’à ce qu’éclate la guerre qui devait s’achever enfin avec la venue du Divin Hen-Haln, le Premier Empereur, celui qui avait délivré la Galaxie du Fléau du Père des Dieux."
"Lorsque le fils de Hen-Haln monta sur le trône impérial, le Fléau disparu et la paix impériale s’étendit dans l’Univers connu pour de longs siècles."
"Tout au long des glorieux règnes des Fils de Hen-Haln, des temples furent élevés dans les plus grands sites des batailles et le culte de Mugh, dieu de l’Acier, Bras du Fléau et Chevalier du Métal connut une grande expansion. Les grands prêtres disaient que Mugh devait être apaisé à jamais, ou le Fléau reviendrait."
"Le culte de Mugh s’est peu à peu enfoncé dans l’oubli et ses temples furent désertés par leurs fidèles. Beaucoup ont été rasés pour être remplacés par de Glorieux Bâtiments Impériaux, et ce depuis des millénaires."
"Avec la paix et la prospérité est revenu le culte lumineux de Sweb-Haln, le dieu du Feu Stellaire, désuet depuis l’Apogée de la Glorieuse Ascension."

La race des Haln fut sans conteste la première dans la galaxie à posséder une telle maîtrise du voyage interstellaire, leur permettant d’étendre les frontières de leur empire au-delà des limites érigées par les explorateurs ducaux. On estime que l’empire Han englobait non seulement le noyau, mais également une large partie du quadrant ab (rappel: la Terre se situe en frange du cadrant bc).

Civilisation très hiérarchisée, à la culture raffinée, les Halns ont su porter les arts sous toutes ses formes - y compris sur le terrain militaire - à leur plus haut niveau, intégrant les influences de centaines de races existantes. Visuellement d’un baroque fastueux, les arts haln sont aujourd’hui encore très recherchés.

On peu confondre les Halns avec leurs descendants abâtardis et bannis de leur monde, les Posthalns, qui sont disséminés sur bon nombre de mondes habités ou déserts.
Ce sont des humanoïdes de haute taille (2m–2m20), leurs traits apparaissent comme très étranges et pourtant d’une beauté marmoréenne aux Talsanits et autres humains.
Leur yeux possèdent de deux à trois iris, plus une sorte de membrane qui, lorsqu'elle est fermée, fait paraître leurs yeux dépourvu de pupilles ce qui leur donne un aspect inquiétant

Note du professeur McAllister: «Peut-être veulent-ils ainsi se fermer au monde extérieur»

Leurs descendants exilés gardent l’arrogance de leurs ancêtres. Très raffinés, pas forcément cruels, mais très respectueux de leur étiquette, ils considèrent les Talsanits comme des êtres sans goûts et sans culture – ce qui en comparaison des Halns n’est pas tout à fait loin de la vérité.

6.2.5 Fin de l'Empire Haln

La fin des Halns paraît due à une invasion d’une autre race, d’une épidémie galactique ou d’un autre fléau dont on sait fort étrangement très peu de choses.Si beaucoup de versions courent sur le sujet, aucune n’est étayée par une preuve tangible. La capitale de l’empire a été anéantie - avec 80 % des archives - et seuls les palais secondaires ainsi que les planètes provinces ont fourni suffisamment d’éléments pour que l’histoire soit reconstituée. Actuellement, les planètes qui constituent le cœur d'origine de la civilisation haln ne sont plus accessible aux étrangers par ordre des autorités impériales ( et comme cette ordre date de plusieurs millénaires, il s'est transformé en traditions, c'est-à-dire sacré pour les Halns ; les tentatives d'intrusion se sont toutes soldées jusqu'à présent par la disparition des profanateurs - Professeur McAllister).


6.2.6 Création de la Guilde des Megas sur Norjane

Le premier Mega, Shoon Iga Schmoo, découvrit la capacité de transfert puis cette de transit et en fin ses successeurs découvrirent la possibilité de voyager dans des univers parallèles.
Norjane deviens une planète phare, qui fédéra un grand nombre de mondes habités
grâce aux connaissances et a l’expérience collectée par les membres de la guilde des Megas.


6.2.7 Première Expansion norjanaise

Les Norjanais partirent donc vers les étoiles, à la découverte de leur univers, vers l'an -16 500 de notre ère, ce fut la Première Expansion. Des civilisations humaines et même non humaines (les Ganymédiens notamment) furent contactés, et la première Assemblée Galactique vit le jour en 15800 av. J.-C. La Terre fut visitée mais laissée à sont sort.

6.2.8 L’effondrement, Guerre de la Mort Blanche et Bleue

Après deux millénaires de relative stabilité, les guerres, le désintérêt, les dissensions sur fond de crise économique et incommunicabilité s'amplifièrent. En -13 400 se produisit l'Effondrement. La volonté hégémonique d'une famille régnant sur des centaines de mondes, les Warnaheng-Périss, s'opposa aux autres familles mineures et aux planètes libres en une guerre qui perdit vite tout but de profit pour devenir la lutte à mort de deux camps assoiffés de combat. La Guerre de la Mort Blanche et Bleue fit capoter ce qui fut certainement une des plus belles civilisations technologique qui ait jamais existé.
A cette époque, la Guilde ne comptait que des Megas natifs de Norjane, à peine quelques centaines, et elle ne put s'opposer à cette guerre autodestructrice. Durant les trois mille ans que dura l'Effondrement, Norjane ne perdit ni les secrets de sa technologie, ni son unité planétaire. Mais toutes ses colonies régressèrent.

6.2.9 Confédération des Mille Planètes

Vers -10 500, de nouvelles races (toujours plus ou moins humanoïdes) rencontrées sur la frange de l'ancienne AG redonnèrent un peu d'élan à l'esprit fédérateur. D'anciennes provinces de la Première Assemblée, constituées de quelques dizaines de systèmes, reprirent les échanges, et ces provinces s'associèrent en une seconde Assemblée Galactique, nommée Confédération des Mille Planètes. Elle fonctionna réellement bien durant seize ou dix-sept siècles, puis se disloqua par un étrange phénomène d'usure, de démotivation.

6.2.10 La Première Guerre positronique

Elle fut consécutive a l’apparition d’une IA de type « A » à ancrage flou et de puissance estimée a 5, baptisée « l’Unique ». Cette IA psychotique réussit à asservir la plupart des IA créées à partir de positrons. Elle fut stoppée grâce au sacrifice de l’amiral Loukhan et à l’intervention de la FRAG lors d’une bataille épique dans le système solaire de « Plibion ».

6.2.11 La Deuxième Guerre positronique

Elle résulta d’une tentative de « l’empire des Fils de l’atome » pour constituer une armée à partir de leur robots domestiques qui représentaient alors plus de 40 % de la population de cette empire. Cette entreprise fut un échec que certains cybernéticiens imputèrent à une mauvaise compréhension des lois de la robotique relatives aux ordres contradictoires.
Quant les êtres vivants qui vivaient dans l’empire des Fils de l’atome furent pour la plupart tués, les robots sautodétruisirent à l’exception de quelques modèles particulièrement détraqués qui furent chassés dans toute l’AG alors qu’ils répandaient la terreur sur leur passage.
S’en suivit une méfiance générale vis-à-vis des IA, ce que certains spécialistes donnent pour une des causes principales de l’Hiver des étoiles.

6.2.12 L’Hiver des étoiles

Vers -8 800, les provinces se replièrent sur elle-mêmes, se désintéressant des voyages, de la nouveauté et de tout esprit d'aventure. Des planètes entières régressèrent tant en degré de civilisation qu'en nombre d'habitants.
Les locaux de l'Assemblée Galactique furent désertés et oubliés. Seuls quelques grands centres, quasi déserts, abritaient encore une activité fantomatique, conservant un faible lien entre les provinces devenues des îles lointaines...
Durant cette période, à la suite de plusieurs drames, les Megas furent réduits à une poignée d'agents, dont l'activité se borna à protéger l'héritage de la Guilde et à ne gérer que les plus graves des problèmes du continuum. Les Norjanais vécurent une vie confortable, calme et fade, tandis que les Terriens découvraient la civilisation.

6.2.13 La Troisième Guerre positronique.

Profitant de l’Hiver des étoiles, une ou plusieurs IA de type A manipulèrent de petits empires afin de créer une zone de reconnaissance et de liberté pour les IA.
Après une démonstration de puissance du reliquat de la flotte galactique un accord fut obtenu ; l’expansion des IA fut stoppée et leur droit devint reconnu dans certaines zones spécifiques de l’AG. Ces « zone franche positroniques » existent encore en tant que « entités AG » dans la troisième AG.

6.2.14 La Grande Fédération

Vers -5 000, la rencontre de vaisseaux Talsanits avec des éclaireurs Berkagh (insectoïdes) déclencha une paranoïa qui ressouda à la vitesse de la lumière l'ancienne alliance. Malgré des heurts durant plusieurs siècles, la rencontre des deux civilisations galactiques ne dégénéra pas en guerre cosmique bipolaire, mais en une troisième Assemblée Galactique, nommée aussi Grande Fédération. Cette fois, Norjane joua, en tant que planète, un rôle discret de simple adhérent à l'AG,
La guilde qui se mit a chercher des Megas latents en dehors de Norjane vis ses effectifs grossire considérablement. Elle continua de s’occuper des problèmes du continuum les plus importent mais deviens une organisation discrète a l’image de la politique de la troisième Assemblée Galactique qui préfère laisser plus l’esprit d’initiative a ses membres, a fin d’éviter de retomber dans la déliquescence de la deuxième AG rongée par l’ennuie et l’inaction face a la surpuissance de la toute puissante AG.

6.2.15 L’Empire Cruise

Empire militaire aux caractère totalitaire, mais à l’honneur surdéveloppé, la civilisation Cruise s’est bâtie sur une administration militaire efficace, ayant établie sa domination sur les planètes colonisée parfois sans effusion de sang, d’autres fois par des assauts militaires d’une rare violence (leur niveau a toujours été égal à celui de la FRAG, c’est-à-dire supérieure aux forces régulières de l’AG). Leur culture est de type «ruche», fonctionnelle, mais non-dénuée de raffinement notamment en ce qui concerne les jeux de logique, les arts verbaux (poésie, joutes orales, chants, etc.) et les mathématiques où ils sont depuis plusieurs siècle à la pointe de la recherche (ce sont les découvreurs des mathématiques à 5 dimensions, et on raconte que la Loi de K’tron sur le Chaos fut élaborée sur Cruisade, la capitale, il y a déjà 1 000 ans).

Cette supériorité sur la logique leur est enviée par toutes les races de la galaxie et leur a donné un incontestable avantage durant les guerres contre les forces de l’AG.

Les Cruises firent partie un temps de l’AG (entre 17 655 et 17 740), mais s’adaptèrent mal à la «logique particulière» qui régissait les milliers d’États fédérés, et à la suite de plusieurs esclandres, firent sécession.

Les guerres furent principalement le résultat de tentatives de coups de force, menés par l’un ou l’autre des factions en vue d’établir des bases sur des points stratégiques, ou sur des planètes riches en ressources minières. Des trois conflits, aucun ne se solda jamais par une véritable défaite des Cruises. Jusqu’ici, en dépit de leur infériorité numérique, les Cruises ont toujours su tenir tête aux escadrons de la Garde Galactique et même aux vaisseaux de la FRAG. Servis par une technologie de pointe, une stratégie dépassant de loin celle de la plupart des amiraux fédéraux, et un sens du sacrifice admirable, les Cruises ont su faire de ces guerres un des moments les plus éprouvants de l’histoire militaire fédérale. Chacune d’entre elle s’est soldée par un armistice signé par les deux partis, plus ou moins avantageux selon les époques.

6.2.16 L'Ordre Nouveau de Petersen

Il y a plus de dix ans, la scène politique fédérale vit la montée fulgurante de l’Ordre Nouveau, menée par le mystérieux Hans Petersen, nommé Médiate deux ans seulement après son apparition. S’appuyant sur une organisation paramilitaire à l’équipement technologique de pointe, les Chiens de Guerre, Petersen, fut bientôt jugé incontournable. D’un charisme hors du commun, grand, calme et calculateur, il fut sans doute l’un des esprits les plus brillant du siècle. L’un des plus dangereux aussi.

De fait, on trouve la première trace de Petersen sur la Terre parallèle de QF1 0019, en Europe durant la Seconde Guerre mondiale, où il fait partie des cadres du IIIe Reich. Officier SS, éminence grise du Führer local, il ne le suivit pas dans sa chute mais disparaît mystérieusement. En fait, il est recruté par la guilde des Megas . Après sa formation, Petersen part dans l’espace et monte sa propre organisation, rassemblant autour de lui militaires, assassins professionnels, mais aussi as de la finance, champions de la communication, convertissant de plus en plus d’adeptes à sa doctrine apparemment calme et raisonnée, mais à la propagande toute aussi redoutable. Grâce aux nombreuses conférences holographiques diffusées a travers les réseaux de l'AG, Il parvient ainsi à gagner l’oreille de bon nombre de potentats, qu’il convertit à sa doctrine. Certains spécialistes parlent d'une faille dans le réseau galactique permettant d'ajouter des messages hypnotiques aux diffusions holographiques. Bientôt, une organisation tentaculaire se déploya : «l'Ordre Nouveau» et son armée «Les Chiens de Guerre» étendit son influence sur toutes les planètes du noyau, Petersen jouant sur l’envie et la jalousie existant entre la Garde Galactique et la FRAG pour attirer à lui officiers mécontents, ambitieux et même quelques génies militaires, juristes de renoms, Médiates influents, etc. - mais tous Talsanits… (peut-être une limite du procédé hollo-hypnotique)

En parallèle de l'Ordre Nouveau, et surfant sur le succès de sa doctrine, plusieurs autres organismes se créèrent ou se fédérèrent sous le nom de "Nébuleuse noire"(3). La Guilde ayant mis au jour les connections existant entre le Médiate Petersen, les Chiens de Guerre et la Nébuleuse Noire, décida d'intervenir pour arrêter leur ancien camarade devenu un facteur d'instabilité majeur dans l'AG. La Guilde parvins a créer une opposition entre la Nébuleuse noire et les Chiens de Guerre. Ironiquement, les meilleurs alliés de la Guilde pour se débarrasser de l'influence de l'Ordre Nouveau fut une organisation criminelle inspirée par celui-la même que la guilde voulait combattre.

Cette période vit la guerre secrète entre la Nébuleuse noire et l’Ordre Nouveau faire rage durant 3 ans, et se conclua par la disparition de l'Ordre Nouveau.
Depuis, beaucoup de Chiens de Guerre se sont reconvertis en piratess, Petersen a disparu, la Nébuleuse noire est devenue très puissante (bien que beaucoup plus discrète que l'Ordre Nouveau), les diffusions du réseau AG sont surveillées avec beaucoup plus de soins que par le passé...

6.2.17 Guerre sjils

Les Sjils sont des Ganymédiens à la peau verte, au «tuxar»(5) court, portant une crête sur le sommet du crâne. L'Oligarchie sjils regroupe une centaine de planètes. Membre AG depuis plusieurs siècles, l'Oligarchie était dirigée par une assemblée de représentants de chacune des grandes familles nobles du territoire, les Sja-Hod, se distinguant de leurs congénères par une crête blanche.

Il y a une vingtaine d'années, l'Oligarchie vit la montée fulgurante et implacable d'un homme du peuple, leader d'un mouvement totalitaire : Veh'nohm. Bien vite il balaya l'ancien système pour imposer une dictature militaire. Il entreprit de conquérir et s'asservir les planètes les plus proches afin d'étendre l'hégémonie des Sjils à d'autres systèmes, tout en se gardant de s’en prendre aux planètes membres, afin de ne pas être contré par l'AG. Les anciens oligarques devinrent des parias, qui durent se cacher, car traqués par les milices du tyran.
La planète Latis fut une des plus touchées lors de cette offensive de conquête. Le peuple fut réduit en esclavage et envoyé dans des mines d'extraction de minerais rares.
L'erreur de Veh'nohm fut de «s'associer» avec les Maîtres de l'Ombre, afin d'obtenir du matériel en conséquence. Ces derniers sont traqués en permanence par la Guilde, qui découvrit ce qui se passait sur Latis, et avertit immédiatement l'AG.
Tout ceci déboucha sur une guerre entre les troupes de Veh'nohm et la FRAG. Celles-ci étant en nombre largement supérieur, l'armée de Sjils fut bien vite réduite à néant. Veh'nohm trouva officiellement la mort dans la destruction de son bunker lors de l'assaut final de cette guerre.
Depuis, l'Oligarchie a repris sa position d’origine, et le peuple Sjils a réintégré sa place dans l'AG. Mais les haines engendrées par cette guerre sournoise ont laissé des traces indélébiles.


(3). Organisation criminelle galactique, farouchement opposée aux Megas, dont il est fait mention sous le nom d’«Ordre Nébuleux» dans le scénario «La Drogue d’Uhr». Egalement connue sous le nom de «Maîtres de l'Ombre» dans certains systèmes, tels que Prohétia.
(5). Tuxar = mot ganymédien désignant le faciès (le «museau» du Ganymédien), repris dans le Talyd sous la forme Tuksar.